Quand l’entrepreneure doute, la thérapeute sait

16 06 26

Lorsque l’entrepreneure doute, la thérapeute me rappelle pourquoi j’ai choisi ce chemin.

 

En octobre prochain, cela fera trois ans que je me suis installée en tant qu’énergéticienne. Trois années riches en apprentissages, en rencontres, en joies, mais aussi en remises en question.

Si j’ai choisi cette voie, ce n’est pas par hasard. Bien avant de me former pendant deux ans pour devenir énergéticienne, j’ai moi-même entrepris un long cheminement personnel à travers différentes approches.

Ces expériences ont profondément transformé ma façon de me comprendre et d’avancer dans ma vie. Et c’est parce que j’ai moi-même expérimenté les bienfaits de ces accompagnements que j’ai su qu’ils pouvaient aider d’autres personnes. Non pas parce qu’ils apportent des réponses toutes faites, mais parce qu’ils permettent parfois d’éclairer un chemin et de retrouver davantage de clarté et d’apaisement.

Je savais qu’en me lançant à mon compte, je porterais plusieurs casquettes. Mais c’est une chose de le savoir, c’en est une autre de le vivre au quotidien. Car être énergéticienne, c’est aussi être entrepreneure.

D’un côté, il y a la thérapeute : celle qui accompagne, écoute, ressent et guide. Dans cette posture, je me sens profondément à ma place.

De l’autre, il y a l’entrepreneure : celle qui doit communiquer sur son activité, se rendre visible, expliquer un métier qui se vit souvent plus qu’il ne se décrit.

Si la thérapeute en moi est portée par une profonde certitude intérieure, l’entrepreneure, elle, traverse parfois davantage de doutes.

L’irrégularité de l’activité fait partie de ces défis. Certaines semaines sont remplies de rendez-vous et d’élan, puis d’autres peuvent être beaucoup plus calme. Dans ces moments-là, les questions apparaissent : « Est-ce que je vais y arriver ? », « Est-ce que je suis sur le bon chemin ? »

Une autre difficulté a été d’apprendre à parler de mon métier. Car comment transmettre avec des mots quelque chose qui relève avant tout du ressenti ? Et comment parler de ce qu’un soin peut apporter alors que chaque personne vit une expérience qui lui est propre ?

Je n’ai pas eu de doute au moment de me mettre à mon compte. Je voulais être énergéticienne et, pour exercer ce métier, il me fallait créer mon activité. La décision était évidente.

Cette façon d’exercer me semblait, de toute façon, plus alignée avec mes valeurs et ma façon d’être que le salariat en grande entreprise.

Je me suis donc lancée confiante et sereine. Je savais que j’aurais la volonté, la persévérance et la capacité de travailler seule. Je connais ma détermination et ma capacité à m’investir pleinement dans ce qui fait sens pour moi.

En revanche, il y a une réalité à laquelle je ne m’attendais pas : développer son activité.

Car être à son compte aujourd’hui implique souvent de devenir, en plus de son métier, communicante, créatrice de contenu, graphiste, web designer ou encore vidéaste. Et cela représente un véritable apprentissage.

Comment faire connaître son activité tout en restant authentique ? Voilà sans doute l’une des questions qui m’accompagne le plus depuis mon installation. 😄

Les réseaux sociaux sont devenus presque incontournables, mais créer du contenu, réaliser des vidéos ou travailler son image ne fait pas partie de ma zone de génie. Moi, je me sens à ma place lorsque j’accompagne les personnes. Pour le reste, j’apprends encore.

L’autre défi est d’apprendre à traverser les périodes plus calmes avec confiance. Car lorsqu’on est entrepreneur, il est parfois tentant de mesurer la réussite au nombre de rendez-vous dans l’agenda.

Et pourtant, ces périodes m’invitent à renforcer ma confiance, à travailler mon état d’esprit et à ne pas laisser la reconnaissance extérieure définir ma valeur ou celle de mon activité.

Avec le recul, je réalise que développer une activité contribue aussi au développement de soi. Chaque défi, chaque doute, chaque sortie de zone de confort m’apprend quelque chose sur moi-même.

Être énergéticienne, pour moi, ce n’est pas être parfaite, vivre dans un monde sans encombre, ni avoir toutes les réponses. C’est avancer avec authenticité, continuer à apprendre et accompagner chaque personne avec présence et bienveillance.

Et peut-être que la confiance n’est pas l’absence de doute, mais le fait de continuer à avancer même lorsque le doute est là. 😉

Marion Oddo – thérapeute énergéticienne – Chartres 28